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Le Service public régional de Bruxelles : ce sont ses employé·e·s qui en parlent le mieux !

Dominique Brunin, scientifique chez BRUCEFO

Dominique BRUNIN, ingénieure industrielle en biochimie pour BRUCEFO

Dominique a intégré le Service public régional de Bruxelles en 2009 pour une fonction de responsable des analyses instrumentales au Centre bruxellois d’Expertise alimentaire BRUCEFO.

Dominique, que fais-tu chez BRUCEFO ?

Au laboratoire BRUCEFO, nous réalisons des analyses microbiologiques et chimiques pour des entreprises. En tant que responsable d’analyses par chromatographie gazeuse, j’interviens essentiellement sur des échantillons alimentaires, afin, par exemple, de déterminer les profils d’acides gras, de cholestérols, de polyols… Nous réalisons aussi des analyses de cigarettes, ce qui est rare : nous sommes les seuls à posséder une telle machine sur tout le territoire belge.

Chaque jour, tu travailles au service de clients bruxellois (PME, indépendants…). Selon toi, qu’est-ce qui différencie la prestation fournie par le SPRB, à travers BRUCEFO, de celle d’un organisme privé ?

Mon parcours m’a d’abord conduite dans des laboratoires de brasserie et de chimie organique de l’institut Meurice à Bruxelles. J’ai ensuite travaillé pendant 18 ans chez Solvay, au laboratoire central. C’est de là que j’ai pu appréhender la différence entre secteurs privé et public. Le fait de travailler pour un service public aujourd’hui pose beaucoup moins la question de la rentabilité à tout prix. Nous sommes au service du client et répondons à ses besoins, indépendamment de la rentabilité potentielle de son projet. On met davantage l’accent sur la qualité du service rendu. Le labo est d’ailleurs accrédité pour une série de paramètres. L’accompagnement du client est évidemment primordial : nous ne faisons pas que lui livrer des analyses, nous l’aidons à interpréter les résultats. C’est un service auquel nous mettons un point d’honneur.

Qu’est-ce qui t’a amenée vers les sciences ?

J’ai un esprit cartésien et j’ai toujours été attirée par les mathématiques. J’ai suivi des études dans la filière scientifique. Le fait d’avoir eu de bons profs de chimie et biochimie en secondaires a été déterminant pour mes études et ma carrière. J’avais aussi une sorte de fascination pour les blouses blanches dans la cour de récré ; ça a été un déclic. Les sciences, pour moi, c’était une vocation.

Comment vis-tu le fait d’être une femme dans un domaine qui, pour beaucoup de gens, est considéré comme étant réservé aux hommes ?

Je n’ai jamais vraiment ressenti de discrimination, peut-être parce que je travaille dans un laboratoire. Chez BRUCEFO, nous sommes pour ainsi dire à parité égale. Ce cliché peut se rencontrer dans le domaine industriel par exemple, où les femmes sont plutôt cantonnées au laboratoire et les hommes sont en charge de la production. Mais en matière de recherche, ça s’équivaut.

Te sens-tu membre à part entière du personnel du Service public régional de Bruxelles ?

Le bâtiment de BRUCEFO étant bien plus éloigné des deux sièges principaux du SPRB (CCN et City Center), nous fonctionnons comme une petite entité. Mais grâce notamment à l’accès au catalogue de formations du SPRB, à l’offre de soupes de la cafétéria centrale 3 fois par semaine ou encore à des événements tels que la journée sportive annuelle (Team Day), on sent qu’on fait tout de même partie d’une grande famille ! C’est surtout au travers des formations et des contacts que l’on peut nouer avec les collègues des autres services et administrations qu’on se crée un plus grand réseau de relations au sein du SPRB.

Un mot pour encourager les jeunes à intégrer le SPRB ?

Au sein de BRUCEFO, on continue à évoluer. Pas mal de jeunes sont arrivés. Nous sommes aujourd’hui 22 collègues, dont 2 vont partir à la retraite cette année. La moyenne d’âge est donc relativement jeune au labo. C’est à la fois un défi et une opportunité. Il faut assurer le suivi et veiller à ce que tout le monde soit compétent sur les différents procédés. Les jeunes apportent beaucoup de nouvelle énergie et ont beaucoup d’idées, c’est précieux !